Des nouvelles d’Antonio

6 avril 2010

Très chers amis et collaborateurs,
Je pars demain matin. Pour rejoindre Jacquelin, Manouchka, Pouchon et les autres. J’ai hâte. Parce que je les connais, parce que je les aime.
Cette année, l’artisan se sait outillé. Mes sept mois de travail en Haïti, m’ont enseigné l’efficacité et la pertinence. L’humilité aussi. Ainsi puis-je compter sur un certain réseau tissé aux fils de la compassion, de l’authenticité et de l’ouverture sur l’inconnu.
Cette année, j’aurai le bonheur d’œuvrer avec deux anciens élèves aussi gentils que talentueux : Frédéric Gagnon et Jean-Olivier Richard. Pour moi, c’est un peu la récolte du semeur d’étoiles.
Fidèle, la valeureuse Maryse Bouthillette sera au poste. Michel Meyniel? Notre précieux collaborateur des deux dernières années travaille à présent pour Action-Haïti et Microfinance Nord-Sud, je compte sur lui pour mon café haïtien quotidien, siroté pendant que l’aurore étire ses rayons sur les eaux des Caraïbes.
Des objectifs spéciaux cette année? Oui, grâce à vous, grâce à vos généreux dons. En tout, 133 donateurs ! Sans compter les quelque 400 élèves des écoles Ozias-Leduc et de Chambly, les détenus du Centre Saint-François et mes chouettes étudiants de l’École nationale de l’humour.
Des objectifs spéciaux, disais-je, qui s’ajoutent à tous ceux que vous connaissez déjà :
 Ériger un centre communautaire polyvalent – Maryse.
 Soutenir les efforts de Magnel Michel, touchant jeune homme qui, tout en roulant sa bonté et sa détermination dans un fauteuil, a mis sur pied l’ASHAGG, l’Association des handicapés de Grand-Goâve – Antonio.
 Changer le toit de tôle et recouvrir le sol de ciment à l’école-église Saint-Joseph de Laporte, là-haut à trois heures de randonnée pédestre en montagne – Antonio.
 Mettre sur pied des coopératives de Petites marchandes – Maryse.

95,4% de vos dons sont utilisés directement au profit de nos protégés parce que les coopérants ne reçoivent aucune rémunération, parce que les coopérants paient leur billet d’avion et tous leurs frais de séjour, grâce à une gestion radine des frais, grâce aux profits de la vente de garage.

Ouf! C’est beaucoup. J’avoue humblement ressentir un léger vertige… Mais grâce à vous, le coffre de l’artisan est garni des plus précieux outils en pays du quart-monde : votre solidarité, votre confiance, votre intérêt et votre espérance.
Impossible de terminer cette lettre sans remercier, en particulier, les coopérants de l’ombre qui s’ingénient l’année durant à épauler le projet. Si, si, je les nomme, malgré l’horrible danger d’oublier les meilleurs : Alain, André, Assunta, Brigitte, François, Frédéric, Jean-Olivier, Josée, Line, Louise2, Lucie, Marc, Marie, papa, Robert, sœur Magdala et Ursula. Ben non, toi, la meilleure des meilleures, je ne t’ai pas oubliée, ma très aimante Marie-Thérèse!
Je bénévolerai demain matin, à 9 h.
Suivez nos intrépides aventures sur notre blogue : http://projets-maryse.blogspot.com/

A pita (à plus tard en créole haïtien),

Antonio

Les coopérants de l’ombre? Voici quelques exemples du travail accompli :
 Souper gastronomique à 100,00$ le couvert, tous les frais sont assumés par le coopérant de l’ombre, chef cuisinier.
 La totalité des droits versés par l’auteur à Projets-Maryse.
 L’organisation de multiples activités réalisées par des élèves du secondaire, bravo à leurs profs!
 Collecte de fonds auprès des parents d’une garderie de La Prairie.
 Collecte d’objets pour la vente de garage.
 Vente de gâteaux et de signets fabriqués par des jeunes confirmés.
 Collecte auprès des enseignants d’une école.
 Collecte auprès de détenus.
 Prière quotidienne récitée par les moniales de deux couvents.
 Recherche de nouveaux parrains et de nouveaux donateurs.
 Collecte de livres auprès de toutes les écoles d’une commission scolaire.
 Sans vous ?!? …

Dernières nouvelles de Maryse

6 avril 2010

Bonsoir Robert,
il y a que maintenant que je peux utiliser internet. Mon séjour est presque terminé. Ça se passe bien et le peuple vit en camping et dans la peur de nouveaux tremblements, presque chaque jour il y a des petits tremblements. Moi j en ai senti que 2 fois. J’ai remplie la mission que je m’étais donnée. Nous avons constuit une vingtaine d’abris et donner beaucoup de toiles à des gens qui s’étaient construits des tentes, mais avec que des bouts de draps pour se protéger de la pluie. Nous avons distribués une bonne soixantaine de toiles de 20p. par 20p., visiter nos familles de parrainés etc.

J’espère que pour toi ça va…

Au plaisir!

Maryse

Retour d’André

30 mars 2010

J’ai pu m’entretenir hier avec André Béland, qui est de retour de Grand Goâve après deux semaines de travail de terrain. Vous vous rappellerez qu’il était parti avec Maryse à bord du premier vol commercial pour Port-au-Prince depuis le tremblement de terre.

Enseignant d’éducation physique à la retraite, André s’est impliqué pendant 20 ans auprès d’Action Haiti, ayant occupé plusieurs positions administratives importantes au sein de l’organisme. Depuis quelques temps, il travaille avec Les Artisans de Paix Internationale, organisme oeuvrant en Haïti et en République Dominicaine dont la mission ressemble à la nôtre.

Fort d’une longue expérience de terrain et désireux de mettre à profit son talent sur les chantiers de construction, André a saisi la perche tendue par Maryse lorsque celle-ci lui a demandé de l’accompagner dans son séjour. Ensemble, ils ont entre autres travaillé à la construction de 18 refuges temporaires. Les abris sont rudimentaires: 7 pieds par 8 pieds, charpente de bois, toit de tôle, matériaux d’une valeur d’environ 60$ l’unité. Avec les bâches déjà acheminées et celle qui continueront d’arrivées, on espère offrir un minimum de protection à quelques familles durant la saison des pluies.

André est amateur de plein air et de camping; c’était cependant la première fois qu’il dormait dans une tente fichée sur un toit. Installé au-dessus de la maison de Félix aux côtés de Maryse (plutôt qu’au centre des bénévoles où il avait l’habitude d’être hébergé avant le séisme), il m’assure avoir eu un bon séjour au sec : il fait chaud et humide, mais la saison des pluies n’a pas encore commencé…

Je lui ai demandé s’il avait une anecdote ou une réflexion particulière à partager. C’est son arrivée à l’aéroport – et surtout le débarquement des bagages – qui lui est venue à l’esprit. « Le bordel total! » pour reprendre ses mots. Il s’agissait du premier vol commercial depuis la tragédie, avec toute la désorganisation à laquelle on pouvait s’attendre. Valises lancées pêle-mêle devant une horde de 300 voyageurs empressés de récupérer leurs biens; apparemment que des mesures ont été prises depuis pour remédier au chaos.

Sur une note plus sobre, André m’explique qu’il n’a pas vraiment vu l’ampleur des dégâts à Port-au-Prince à son arrivée (la route vers Grand Goâve ne passant pas au coeur de la capitale), mais qu’il l’a pleinement senti lors du retour, un détour l’ayant mené en vue des édifices en « millefeuille »…

J.O.R.
N.B. Tiré du blogue de Projets-Maryse daté du 28 mars 2010

Mise à jour – Deuxième partie

30 mars 2010

Maryse Bouthillette et André Béland ont pris le premier vol commercial d’Air Transat le mercredi 10 mars. Leur premier objectif est d’ériger 15 à 20 abris temporaires en remplacement d’abris de fortune avant la saison des pluies qui débute vers le 20 mars. Pourquoi des abris temporaires? Parce qu’on ressent encore à Grand-Goâve, quotidiennement, deux secousses par jour, d’où l’impossibilité de construire des cayes permanentes (il ne faut pas que le sol bouge pour que le béton prenne…). On demande aux familles sélectionnées de monter une charpente de bois; nous fournissons des feuilles de tôle pour la toiture et des bâches pour les murs. Déjà le vendredi 12 mars au soir, deux abris étaient terminés. Le samedi 13 mars, la Coalition Haiti pour demain livrait d’autres bâches (troisième convoi). Maryse et André ont apporté de la corde et plus de 100 lb de bâches dans leurs valises.

Antonio / J.O.R.
Tiré du blogue de Projets-Maryse daté du 16 mars 2010

Triangle de vie

30 mars 2010

Bonjour à tous,

Comme j’étais aux États-Unis cette semaine, ça fait déjà quelques temps depuis la dernière mise à jour. Veuillez m’en excuser. Maintenant que je suis de retour au poste et que Maryse est en Haiti, nous devrions recommencer à avoir des nouvelles.

Pour l’heure, une petite capsule qu’on pourrait intituler « Quoi faire en cas de tremblement de terre? »

Écoliers, on nous a tous donné des directives en cas de situation d’urgence. En ce qui a trait aux séismes, je me souviens qu’on m’a conseillé de me réfugier sous mon pupitre ou encore sous un cadre de porte afin de me protéger des éventuels débris.

Erreur! Les spécialistes qui font les fouilles dans les édifices en ruine s’entendent sur le fait que la plupart des gens qui s’en sortent sont ceux qui, justement, ne se précipitent pas sous les meubles et les cadres que nous croyons (à tord) être structurellement plus solides. Ce serait ceux qui se recroquevillent en position foetale à côté d’un meuble ou d’un mur qui survivent.

Pourquoi? La raison est simple. Lorsqu’un plafond s’effondre et qu’il rencontre un meuble, ce dernier se compresse quelque peu sous le poids, sans pour autant s’aplatir comme une crêpe. Résultat: il reste presque toujours un espace triangulaire de quelques pieds autour du mobilier. C’est dans ces « triangles de vie » que les secouristes trouvent des « miraculés ». La même chose vaut pour les véhicules. Un automobiliste en boule à côté d’une voiture écrasée survivra, mais pas celui qui est prisonnier à l’intérieur.

Évidemment, il vaut toujours mieux être contre le mur extérieur d’un bâtiment qu’à l’intérieur de celui-ci…

J.O.R.

N.B. Ce billet est tiré du blog de Projets-Maryse et est daté du 13 mars 2010

GCRL en France

30 mars 2010

Monsieur Robert Lamarre quittera le Québec lors de la semaine du 11 avril prochain pour se rendre dans la région parisienne, afin de discuter de projets conjoints avec des partenaires français. GCRL effectue, depuis quelques années, des mandats de consultation en France et en Suisse.

Coup d’oeil de se qui se passe en un clin d’oeil

8 février 2010

Otterburn Park, sous le soleil de février

Zanmi mwen,
Nous partageons la même douleur face aux tragiques événements qui frappent encore une fois le peuple haïtien. Et la même espérance. Nos 107 parrainés, sains et saufs!

Depuis le séisme, nos parrainés de Grand-Goâve couchent dans la rue avec leurs familles. À force de recoupements, de témoignages, de recherche sur place par nos agents Félix et Hary, nous pouvons avancer que nos 107 parrainés sont sains et saufs, bien que nous regrettions le décès du père de Monique Charles.

Projets-Maryse choisit d’aider les plus pauvres parmi les pauvres. Heureux paradoxe, leur pauvreté leur a peut-être sauvé la vie! L’effondrement de leurs humbles cayes a causé peu de blessures parce que les murs sont montés en lattes d’acacia et la couverture recouverte de feuilles de tôle ou de branchages séchés. Pour une fois, leur dépouillement aura joué en leur faveur.

Grand-Goâve
Grand-Goâve est situé à 52 km de Port-au-Prince, plus précisément entre les villes de Léogane et de Petit-Goâve. Or on sait que l’épicentre du tremblement de terre de force 7,1 (12 janvier) était logé à Léogane ; la réplique de 6,0 (23 janvier), à Petit-Goâve. À cause des secousses, Grand-Goâve a été détruit à 80%. Début février, deux secousses se font sentir chaque jour : une le matin, la seconde le soir.

Nichée hors des grands centres, la localité de 8 000 h. et la grande région de 110 000 h. attendent les secours. Les habitants ont peu d’eau potable, peu de nourriture ; ils couchent sur des terrains vacants, sans abri, alors que la saison des pluies ne tardera pas à débuter.

Notre action immédiate

Grâce à vos généreux dons, nous comptons déjà trois interventions signifiantes.

1. 3 000,00$

Le mercredi 20 janvier, avant même la réouverture du système bancaire, nous avons fait parvenir au père Fritzer Valeur, le bon curé de la paroisse de Grand-Goâve, la somme de 3 000$ pour nourrir la population. La somme a été expédiée via la filière de sa communauté religieuse, les Clercs de Saint-Viateur, postés en Haïti depuis cinquante ans.

2. 2 000,00$ par mois

Le lundi 25 janvier, nous avons fait parvenir à Félix, notre agent de projets qui vit sur la place, la somme de 2000,00$ pour l’achat de sacs de maïs additionnels pour les familles de nos parrainés. Chaque mois, nous lui enverrons 2 000,00$ pour l’achat et la distribution de maïs moulu.

3. 15 000,00$

Depuis Santo Domingo, le vendredi 29 janvier, sous la direction de Michel Meyniel, la coalition formée de Action-Haïti, Microfinance nord-sud et Projets-Maryse a organisé un convoi de provisions d’une valeur de 15 000,00$ pour nourrir la population de Grand-Goâve.

Au total, 400 boîtes de vivres de quoi nourrir 400 familles durant sept jours! À cela s’ajoutent 200 sacs de riz supplémentaires, de l’eau, et des médicaments.

Le contenu d’une boîte familiale :
- 10 lb de riz,
- 3 lb sucre, 2 lb spaghetti,
- 1 lb de coditos (macaroni),
- 3 lb de farine de maïs,
- 2 lb de haricots,
- 2 lb d’avoine,
- 1 lb de sel,
- 4 unités de pica pica et de sazón completo (épices),
- 2 unités de lait en poudre,
- 2 unités de sauce,
- 6 unités de bouillon de poulet,
- 10 sachets de coco,
- 1 tablette de chocolat,
- 2 lb de chenchen (préparation dominicaine),
- 2 sachets de jus Ya,
- 1 tube de pâte dentifrice, 4 unités de savon,
- 2 lb de blé

Les écoles

1. Saint-Joseph de Laporte

L’école-église Saint-Joseph de Laporte s’est complètement effondrée. Yves, l’un de nos enseignants, a été grièvement blessé. Le vendredi 29 janvier, seize jours après le tremblement, il a enfin été pris en charge par l’équipe médicale du bateau-hôpital de la Marine américaine. Pour l’heure, nous n’avons pas de nouvelles de son état de santé. Deux adultes ont péri dans les décombres.

L’École Saint-Joseph, sise à 3 heures de marche du village de Grand-Goâve, a fermé ses portes en 2005, faute d’enseignants et de moyens pour leur payer un salaire décent. Grâce au soutien financier de la gang à Alain Bouthillette (amis, garderie, élèves) et à l’École nationale de l’humour (membres du personnel et étudiants) l’école a rouvert ses portes en septembre 2007. Au moment du séisme, l’école comptait 75 écoliers du préscolaire à la 5e année, quatre enseignants consciencieux et … de beaux livres tout neufs pour chaque matière…

2. Jean-Jacques Dessalines de Papatembre

L’école Jean-Jacques Dessalines de Papatembre, terminée en avril 2009 est debout! Grâce à la pose d’une « poutre de libage » entre la fondation de pierres et les murs de blocs de ciment, l’édifice était antisismique! Au moment de la construction, nous avions suivi à la lettre l’avis de l’ingénieur, M. Patrick Théodore. La petite école voisine (2 classes) construite par l’OIM en 1995 s’est effondrée, de même que la chapelle qui abritait un groupe de préscolaire. Ces deux édifices avaient été déjà ébranlés par le cyclone Gustav en 2008. Mais pas la jolie école rose!

3. Maranatha de Grand-Goâve et Notre-Dame-Marie de Petit-Paradis

Ces deux écoles reçoivent 70 parrainés. Heureusement, elle hors de l’alignement de la faille, elles ont résisté. Il restera à évaluer sur place la gravité des lézardes avant de permettre aux élèves de réintégrer le bâtiment.

4. Classe de préscolaire de Thozin

La petite école construite en 2007 n’a pas résisté.

Vos dons

Depuis le 13 janvier dernier, près de 100 donateurs m’ont fait parvenir des dons pour un total approchant 20 000,00$. C’est énorme! Votre vive sollicitude du début s’est transformée en des gestes de solidarité fraternelle.

Trois écoles secondaires de la Montérégie ont été actives. L’initiative d’un élève ou d’un enseignant a permis d’amasser plusieurs sous…

 Dans l’une, le chapeau passé chaque jour de la semaine a récolté 1 500 $ ;
 Dans une autre, un bal improvisé : 2 400 $ ;
 Dans la troisième, le port illégal du jeans et de la casquette : 1 050 $.

Deux écoles primaires offrent leur part de la dictée PGL.

Aussi des initiatives personnelles.

 Un enfant de huit ans : tous ses cadeaux de Noël plus un mois d’allocations : 60$, son frère, cinq semaines d’allocation : 30$.
 Un jeune : le salaire de ses travaux chez une voisine : 100$.
 Deux fillettes sont passées à chaque porte de leur quartier pour offrir gratuitement quatre biscuits pâtissés avec leur mère : 150$!

Ses cadeaux de Noël, leurs allocations, son salaire, ses biscuits maison. De touchants exemples de générosité.

Et l’avenir?

Retourner? Bien sûr!

Maryse espère se rendre sur place en mars ; Jean-Olivier et moi en avril, dans la mesure où la route et le gîte seront sécuritaires. À cause d’obligations professionnelles, Frédéric Gagnon doit contremander son voyage.

Pour quoi faire?

D’abord constater l’état de la situation, en dresser un inventaire. Voir, juste voir. Visiter les familles; serrer les parrainés dans nos bras.
Puis mesurer, évaluer l’aide à apporter. Envisager la rentrée scolaire de septembre.

Comment aider?

Par l’écoute. Les Haïtiens sont sur place. Il s’agit de leurs biens, de leur patrimoine, de l’avenir de leurs enfants. Nous allons être à l’écoute de leur vision des choses, de leurs projets de reconstruction.

Puis nous renseigner sur l’aide promise par les gouvernements, par l’UNESCO et par les grandes ONG.

Enfin, proposer notre aide.

Un toutimot…

Un toutimot pour vous dire merci de votre confiance et de votre soutien. Marie-Thérèse et moi sommes profondément touchés par la main que vous déposez sur notre épaule.

Antonio

N.B. : Jean-Olivier Richard vous renseigne au quotidien :

http://projets-maryse.blogspot.com/

Mot de Bienvenue

27 janvier 2010

Chers lecteurs,

Bienvenue sur le blogue de GCRL… blogue qui est aussi en lien avec Action Haïti!

Sa vocation première est avant tout un espace collectif d’information, de discussion, de partage et d’échange. Vos commentaires, questions ou remarques sont donc les bienvenus!

Certains d’entre vous nous connaissaient déjà comme recruteurs, formateurs et professionnels du domaine de la gestion de la chaîne d’approvisionnement et logistique. Nous sommes aussi impliqués depuis près de 10 ans avec Madame Maryse Bouthillette d’Action Haïti pour ramasser des fonds et contribuer au mieux-être de ce pays.

Dans le but de promouvoir et d’échanger davantage avec nos clients, amis et la blogosphère, nous avons mis en place ce blogue. Pour cette raison, nous solliciterons souvent votre opinion. N’hésitez pas à partager avec nous vos commentaires et suggestions en nous écrivant.

Au plaisir de vous lire!

L’Équipe de GCRL

Des nouvelles de Grand-Goâve

25 janvier 2010

Alors que le gros de l’attention est tourné vers Port-au-Prince, la catastrophe frappe aussi les petites villes autour.
2 québécoises, 1 français et l’enfant d’un québécois sont morts à Grand Goâve. Toutes les maisons de la cité canadienne ont été détruites. Aucune des organisations importantes de secours ou aucun journaliste n’est sur place.
Nous obtenons nos nouvelles grâce à un des seuls ordinateurs utilisable à Grand-Goâve grâce à monsieur Michel Meyniel, un collaborateur occasionnel d’Action Haïti.

Les petites œuvres ont aussi leur importance…
Grand-Goâve est un petit village avec environ 9000 habitants. Il y a peu d’interventions des grands organismes là-bas et le monde compte sur des petits projets d’aide à échelle humaine comme les interventions d’Action Haïti et à des intervenants comme Maryse Bouthillette et son équipe. Maryse Bouthillette est une orthopédagogue et coopérante qui fait du bénévolat en Haïti depuis près de dix ans. Maryse passe près de quatre mois par an bénévolement en Haïti. Les intervenants qui travaillent avec l’équipe de Maryse sont vivants y compris un intervenant français qui est présentement sur le terrain et un directeur d’école haïtien qui est notre principal intervenant sur le terrain. Antonio Di Lalla, un des intervenants québécois qui fait aussi du bénévolat sur le terrain devait partir le 13 janvier. Son intervention est retardée. Nous attendons encore des nouvelles des professeurs et de la centaine d’étudiants (enfants de 5 à 16 ans) que nous aidons à aller à l’école et à avoir à manger avant de partir pour l’école, de même que de leur famille. Nous prions pour eux.

L’école maternelle que le projet Maryse a permis de bâtir au cours des dernières années est détruite. Le professeur est vivante mais sa maison est complètement détruite. Les nouvelles entrent à la miette.
À Grand Goâve ce sont des organismes reconnu comme Action Haïti qui est un organisme québécois reconnu et des personnes comme Maryse Bouthillette et son équipe qui font la différence depuis plusieurs années
Robert Lamarre, président de Gestion Conseil Robert Lamarre et Associés de l’entreprise s’impliquent depuis des années pour soutenir les projets de Maryse Bouthillette. Nous avons choisi cette cause par ce que nous croyons que l’éducation est la voie de salut pour Haïti et par ce que nous savons que l’argent va directement sur le terrain et aussi par ce que je connais Maryse depuis plus de 15 ans et que j’admire son œuvre et son humanisme. Les sourires que l’on reçoit et les progrès de nos parrainés nous convainquent que les interventions portent fruits. Robert Lamarre Sollicite les entrepreneurs, les hommes d’affaires et toutes les personnes qui se sentent touchées par des petits projets aux dimensions humaines de faire parvenir des dons. Robert Lamarre disait que la générosité des gens est touchante et absolument nécessaire.

Message de Maryse Bouthillette
Chers amis et collaborateurs,
Comme vous savez,Port-Au-Prince subit une catastrophe indescriptible. J’espérais que cet ‘enfer’ se limite à la capitale, mais hier nous avons appris que tous les villages avoisinants, dont Grand Goâve , sont aussi dévastés: les écoles, maisons, commerces etc. sont détruits ou effondrés. Il y a beaucoup de morts et aucune aide de l’extérieur pour le moment, peut-être viendra-t-elle..et peut -être trop tard pour sauver des vies. L’épicentre du séisme se trouvait à environ 20 km. de Grand Goâve, alors la destruction est presque complète. J’étais malheureuse de ne pas être sur place pour apporter mon aide, je devais partir le 20 janvier, mais hier nous avons appris que le quartier de maison où on habitait, est complètement rasé aussi, si nous avions été sur place, nous serions probablement plus de ce monde…

Comme nous avons la Vie, nous voulons soulager cette misère humaine, c’est pourquoi je vous contacte aujourd’hui et viens vous demander un don spécial qui nous permettra de reloger des familles qui ont tout perdu, prendre soin de nos parrainés au niveau de la santé et nourriture, aider à la réparation d’école, etc. Nous partirons environ dans 3 semaines, dès que P-O-P. sera quelque peu nettoyé et que les cie d’aviation nous permettront de partir.

Vos dons sont bienvenus!

Faites parvenir vos dons (chèque) au nom de :Action-Haiti, Projet Maryse
adresse: 280 rue de l’Anse, St-Marc-Sur -Richelieu, J0L 2E0
No.de tel. 450-467-3086

GCRL s’implique avec Action-Haïti

22 janvier 2010

St- Lambert, le 14 janvier 2010

Bonjour amis et partenaires,

Depuis plus de dix ans, je m’implique, de même que ma compagnie Gestion Conseil Robert Lamarre & Associés, pour apporter de l’aide au niveau de la santé et de l’éducation dans la région de Grand Goâve en Haïti. Une autre catastrophe afflige de nouveau le peuple haïtien. La région de Grand Goâve est située à environ 25 km de l’épicentre du tremblement de terre et a été grandement touchée par le séisme! Les écoles, l’église et plusieurs autres installations sont à reconstruire.

L’organisme Action Haïti et ses bénévoles travaillent depuis de nombreuses années sur le terrain. Madame Maryse Bouthillette, bénévole, est ici et va bien. Elle devait partir pour Haïti jeudi prochain. Antonio devait quitter hier, mais son vol a été annulé. Michel est là-bas. Il devait se faire opérer lundi dans un hôpital de Port-au-Prince pour une intervention prévue. Depuis, nous sommes sans nouvelles. À ce jour, nous n’avons que très peu d’information, mais nous voyons par les divers médias et bulletins d’information que la situation est catastrophique!

C’est dans cet esprit d’entraide que nous vous renouvelons notre demande afin de soutenir immédiatement les Haïtiens. Votre participation servira à offrir directement des soins d’urgence aux gens blessés ou malades et à acheter des produits de première nécessité. Par la suite, il faudra voir à la réparation des écoles dans la région de Grand Goâve. Maryse Bouthillette, avec qui l’on travaille depuis plus de dix ans, s’assurera que chaque montant versé servira directement à l’aide aux Haïtiens. Votre don est réparti ainsi : 95% à l’aide sur le terrain et 5% sert aux frais administratifs d’Action Haïti.
Je vous invite donc à faire parvenir votre don par chèque libellé à Action Haïti – Projets Maryse. Afin de faciliter le travail et la manipulation, vous pouvez faire parvenir votre chèque chez Gestion Conseil Robert Lamarre et Associés dont l’adresse est indiquée ci-dessous. Un reçu pour fin d’impôt sera émis selon votre convenance.

Pour en connaître davantage et avoir des nouvelles de l’équipe là-bas, je vous invite à lire le blogue de Maryse et son équipe à http://projets-maryse.blogspot.com/ .

À titre indicatif, nous soutenons depuis plus de 10 ans une centaine d’enfants à aller à l’école et à nourrir les familles avant le départ en classe. L’an dernier, Projets – Maryse a fournis plus de 70,000$ d’aide directe sur le terrain.

En mon nom personnel et celui de Maryse, nous vous remercions de votre aide si précieuse!

Robert Lamarre
Gestion Conseil Robert Lamarre et Associés
937, Boissy
St-Lambert,Qc
J4R 1K1